. Birds go flying at the speed of sound .

 . Birds go flying at the speed of sound .
Donc là je vous explique, pour la 3eme heure de suite je fais des maths, et croyez moi c'est pas comme si ça me faisait marrer d'apprendre des trucs impalpables, dont je n'ai pas la moindre représentation concrète dans la tête. Je plains les S. Ca doit être dur de ne pas se sentir incroyablement intelligent et supérieur quand on étudie des choses aussi inexistantes et stupides. Ah mais j'oubliais, ils se sentent en effet supérieurs. Tout est donc parfaitement normal. ln(ab)=lna+lnb. Ouf. Heureusement Wax Tailor est là. Heureusement, j'ai de la chance, il n'y a pas que les maths. Il y a l'histoire, il y a l'économie, il y a découvrir le monde dans lequel on vit et pour lequel on va se battre. Il y a réaliser qu'on peut faire des choses dans le futur, et qu'on les prépare maintenant. Il y a la philo et les langues, il y a de belles citations, des intonations musicales, des sons rassurants, et je me rend bien compte qu'en écrivant tout ça je passe pour une putain d'intello, mais je vais pas aller voir les profs à la fin de l'heure pour leur dire que je les aime, et pourtant faut bien que je l'écrive quelque part, ce que je fais me passionne, parfois moins, parfois plus que ce que je pensais possible. Bien sur, je ne travaille pas vraiment assez pour me donner les moyens de parvenir à mes fins, mais que voulez-vous, c'est déjà pas mal. Et le bac blanc est dans trois jours, et ensuite ça sera la voie libre vers les vacances, des jours et des nuits avec ceux que j'aime, celui que j'aime, et même si c'est pas la joie 4h de philo, 4h d'économie, 4h d'histoire-géo, 3h d'anglais, 3h de maths, le tout en se mettant bien en tête que c'est le BAC BLANC, la dernière ligne droite avant le BAC, le vrai de vrai. Aie. J'aime trop la vie pour penser à ça maintenant. Je l'aime trop lui.
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# Posté le jeudi 04 février 2010 14:43

Modifié le dimanche 07 février 2010 08:01

. Going out from shadows. .

Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté d'écrire si longtemps. Je suis folle. Ecrire était une des seules choses qui me permettaient de purger ce qui est mauvais, ce qui ne tourne clairement pas rond chez moi. Et bizarrement, je ne peux pas écrire autrement que dans cette petite case d'article skyblog. J'ai besoin de sentir dès les premiers mots la présence future des lecteurs, même si peu nombreux soient-ils. Il faut que je sache le but que je me fixe dès le début. C'est capital. Le papier ne fonctionne pas, ou très peu. Je suis une enfant de sa génération. On dit enfant du siècle.

Je me suis aperçue récemment que j'avais souffert un peu inutilement, presque pour éviter une souffrance à quelqu'un d'autre, que j'avais souffert sans m'en apercevoir ; et, chers amis, je dois dire que faire souffrir quelqu'un sans même qu'il s'en aperçoive, est la pire chose qu'on puisse faire, car les retentissements sont sourds et étouffés, mais beaucoup plus violents. Brûlants même. Et surtout, les conséquences sont, dans un premier temps, inexpliquées. Ce qui fait qu'on ne peut que s'interroger en vain sur la cause d'une douleur impalpable. Jusqu'à ce qu'on se réveille de sa torpeur et qu'on arrête de se laisser faire. C'est fou ce que les gens deviennent méchants quand ils se sentent inférieurs.

Je ne passerais surement que pour une garce si je parlais avec plus de détails ou de mots. De toute façon beaucoup me voient déjà comme une garce, sans que les mots aient eu besoin de s'en mêler. Je le sais, je sais pourquoi, je l'assume presque, mais je ne suis pas une de ces gamines qui se foutent de tout, des conséquences en premier lieu.Il ne faut voir en moi qu'une fille un peu désespérée, que se cherche, en vain. Un fille qui aime bien observer les gens autour d'elle et s'interroger sur sa propre condition. Une fille qui apprend à être qui elle est. Et ce n'est pas facile comme travail. Certains ont besoin d'une psychanalyse pour ça, d'une thérapie. Certains n'arrivent jamais à capter qui ils sont et où est leur but, du moins pas tous seuls. Et moi, je refuse de faire partie de ces gens. Le combat est déjà engagé.

Je m'excuse d'avance auprès des gens qui vont souffrir de mes épreuves. Mes parents, qui m'aiment tant, et qui ont déjà tellement subi à cause de moi. Mes amis, et autres. Certains ne vont pas comprendre, d'autre vont comprendre et ça ne leur plaira pas. Parce que ce n'est pas facile de voir quelqu'un évoluer à côté de soi, sans pouvoir rien faire pour soi-même. Mais la nature de certaines personnes veut ça. Celles qui ne changeront jamais. Celles qui ne s'intéresseront jamais qu'à elles-mêmes, mais qui ne comprendront jamais l'art, ni la musique, ni les romans, ni la peinture italienne de la renaissance, ni l'importance de l'économie et de l'actualité dans nos vie. Celles qui ne savent pas écouter les autres quand ils en ont besoin. Qui ne rient que quand elles sont heureuses, qui ne sont heureuses que quand elles se sentent puissantes. Qui ne se sentent puissantes qu'en écrasant les autres. Celles qui ne connaissent pas la joie de sourire pour aider, d'être heureux pour l'autre, pour venir en aide, de se féliciter du bonheur d'autrui. C'est à cause d'une personne comme ça que j'ai souffert. Et je la plains malgré tout, car en abusant de ma faiblesse elle a trahi la sienne.

Je m'excuse auprès de ceux à qui je fais du mal, en connaissance de cause, sans chercher, en apparence, à changer quoi que ce soit à mon comportement. Ceux-là ne méritent pas un traitement si dur. Ceux qui sont là pour moi et qui me comprennent. Mais les choses sont ce qu'elles sont, je n'ai que 17 ans, je suis parfois la fille un peu folle et désinvolte que tout le monde croit voir en moi. Mais te faire souffrir toi qui ne fait que m'aimer à l'infini, me fait plus mal que tout le reste. Et pourtant j'en viens à m'excuser, c'est donc que je le fais malgré moi. Je m'en veux, mais je pense pouvoir au moins m'accorder le fait que ma situation n'est pas facile. J'ai voulu me prouver quelque chose à moi-même, et visiblement il était trop tôt. Mais je saurais trouver une solution, un choix, même si c'est la chose la plus difficile pour moi.

Et à présent fini de s'excuser, bon voyage.


 . Going out from shadows. .

# Posté le dimanche 24 janvier 2010 04:59

Modifié le dimanche 24 janvier 2010 11:28

. sa-ve-me. .

 . sa-ve-me. .
Je n'ai pas l'air malheureuse, d'ailleurs je ne le suis pas. Et pourtant, contre ma volonté il y a ce truc qui me bouffe de l'intérieur. Je sais pas d'où il vient, je sais pas s'il va rester, ni combien de temps. Je sais pas pourquoi il est là mais je sais qu'il y est depuis longtemps. Je voudrais découvrir ce qui a bien pu marquer mon esprit à tel point que je me fais souffrir comme ça, parce que oui sans le vouloir je me fais du mal, toujours, plus loin, je peux plus m'arrêter. Comme appuyer sur le bouton d'autodestruction une fois, deux fois, sans réfléchir, sans comprendre pourquoi on se déteste tant, alors qu'on a toujours eu l'impression d'avoir tout ce qu'on voulait, d'être comblée et même, par rapport a beaucoup d'autres, à l'aise dans la vie et bien dans sa peau. Alors pourquoi? Pourquoi moi qui suis heureuse je manifeste tant de haine qui sort d'un coup, pas de la bonne façon, qui m'envahit, de plus en plus, qui me bloque, et qui traduit quelque part quelque chose de trop profond pour être exprimé, retrouvé, dans les méandres du passé? Pourquoi moi alors qu'il y a tant de malheurs, de choses plus graves sur terre et que je ne devrais pas avoir le droit de souffrir? Je m'en veux de ce que je ressens ou de ce que je n'arrive pas à ressentir. J'ai besoin d'aide et ça me fait peur.

# Posté le lundi 14 décembre 2009 15:20

Modifié le lundi 14 décembre 2009 15:31

. Tout est là._______x .

 . Tout est là._______x .
- Tu ne préfères pas écrire des chansons ?
- Ce n'est pas pareil. Les chansons sont en plus. Elles sont une partie du journal, si tu veux.
- Tout ce que tu fais, tu l'écris ?
- Pas tout. Personne n'arriverait a tout écrire. La vie est trop nombreuse.
- Ouais.
- Souvent, dans la journée, j'ai envie d'arrêter les moments. Les moments où je suis heureuse, ceux où je suis triste, ceux où je suis en colère, et même ceux où je m'ennuie. Je voudrais qu'ils restent avec moi, quelque part, dans une sorte de présent qui durerait toujours. Je voudrais ne rien perdre de ce qui a été. Lola, Ma grand-mère, Samira, les disputes avec Sophie, le baptême de Rosette... Alors j'écris des petits trucs dans mon journal pour les sauver de la disparition.
- Mais ce n'est pas possible! Même les choses qui ont été écrites finissent par s'abîmer. Comme les vieilles photos. Elles deviennent toutes pâles. Et à la fin, quand il n'y a plus personne pour s'en occuper, on les trouve à vendre dans les brocantes, en désordre dans des boîtes en carton ou des sachets de plastique.
- Tu dis ça pour me faire pleurer ou tu as une meilleure raison ?
De toute façon, je n'ai pas le temps de l'écrire, ce journal. J'ai des journées un peu trop chargées, figure-toi. Tout me prend du temps à vivre. A commencer par toi.
- Ca y est. C'est de ma faute...
- Tout de suite... Désolée de te décevoir mais c'est pas ta faute personnelle. C'est la faute de tous ceux que j'ai plus envie de connaître que de commenter. J'écrirais quand je serais vieille. Quand on est vieux, on a un peu fait le tour de la question. On peut se passer d'une vie à soi. On n'a plus que ça a faire de bassiner les gens avec ses vieux souvenirs et autres avis personnels. Non ?
- J'en sais rien
- Oh, toi alors... Toi...
- Je pensais aux chansons. Tu as remarqué qu'une chanson bricolée avec les vieux sentiments d'une seule personne fabrique de nouveaux sentiments pour d'autres personnes ? Tu as remarqué qu'une bonne chanson garantit le passé, le présent et le futur à la fois ?
- Tu as remarqué que tu me prends la tête avec des considérations de grammaire alors que tu dois rentrer chez toi pas plus tard que tout à l'heure et qu'on ne se revoit pas avant samedi ?
- Tu as remarqué que tu as un sale caractère ?
- Tu as remarqué que, pour un sale caractère, je suis drôlement gentille avec toi ?
- Oui. Et c'est pour ça que je t'aime.

Le journal d'Aurore, tome 3.

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# Posté le samedi 03 octobre 2009 11:02

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:22

. May God's love be with you. .

 .  May God's love be with you.  .









Son dernier acte
ayant eu une quelconque
signification dans ma vie
fut de me dire :













"fais-le. Fais-le pour toi, car tu le peux. Tout le monde peut, il faut juste y croire. Y croire vraiment, y croire comme un fou si c'est nécessaire. Efface la peur de tes pensées, car c'est elle seule qui te retiens de te lancer dans le monde que tu veux tant atteindre. Si tu aimes ça, c'est ce que tu dois faire de ta vie, alors fonce, tête baissée, écarte les concurrents, les hésitations, les obstacles. On ne peut pas tous avoir la chance de faire ce qu'on voudrait dans ce monde. Mais toi tu es née ici, tes efforts ne seront pas aussi grands que tu le crois. Donne-toi les moyens de le faire et tu le feras. Ce n'est pas plus une question de talent que de volonté, d'espoir et d'obstination."


Et il a raison. Malgré tout, une page est définitivement tournée. J'ai trop changé. Lui non. C'est ce qui fait l'unique différence entre avant et maintenant.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 07:01