. Tout est là._______x .

 . Tout est là._______x .
- Tu ne préfères pas écrire des chansons ?
- Ce n'est pas pareil. Les chansons sont en plus. Elles sont une partie du journal, si tu veux.
- Tout ce que tu fais, tu l'écris ?
- Pas tout. Personne n'arriverait a tout écrire. La vie est trop nombreuse.
- Ouais.
- Souvent, dans la journée, j'ai envie d'arrêter les moments. Les moments où je suis heureuse, ceux où je suis triste, ceux où je suis en colère, et même ceux où je m'ennuie. Je voudrais qu'ils restent avec moi, quelque part, dans une sorte de présent qui durerait toujours. Je voudrais ne rien perdre de ce qui a été. Lola, Ma grand-mère, Samira, les disputes avec Sophie, le baptême de Rosette... Alors j'écris des petits trucs dans mon journal pour les sauver de la disparition.
- Mais ce n'est pas possible! Même les choses qui ont été écrites finissent par s'abîmer. Comme les vieilles photos. Elles deviennent toutes pâles. Et à la fin, quand il n'y a plus personne pour s'en occuper, on les trouve à vendre dans les brocantes, en désordre dans des boîtes en carton ou des sachets de plastique.
- Tu dis ça pour me faire pleurer ou tu as une meilleure raison ?
De toute façon, je n'ai pas le temps de l'écrire, ce journal. J'ai des journées un peu trop chargées, figure-toi. Tout me prend du temps à vivre. A commencer par toi.
- Ca y est. C'est de ma faute...
- Tout de suite... Désolée de te décevoir mais c'est pas ta faute personnelle. C'est la faute de tous ceux que j'ai plus envie de connaître que de commenter. J'écrirais quand je serais vieille. Quand on est vieux, on a un peu fait le tour de la question. On peut se passer d'une vie à soi. On n'a plus que ça a faire de bassiner les gens avec ses vieux souvenirs et autres avis personnels. Non ?
- J'en sais rien
- Oh, toi alors... Toi...
- Je pensais aux chansons. Tu as remarqué qu'une chanson bricolée avec les vieux sentiments d'une seule personne fabrique de nouveaux sentiments pour d'autres personnes ? Tu as remarqué qu'une bonne chanson garantit le passé, le présent et le futur à la fois ?
- Tu as remarqué que tu me prends la tête avec des considérations de grammaire alors que tu dois rentrer chez toi pas plus tard que tout à l'heure et qu'on ne se revoit pas avant samedi ?
- Tu as remarqué que tu as un sale caractère ?
- Tu as remarqué que, pour un sale caractère, je suis drôlement gentille avec toi ?
- Oui. Et c'est pour ça que je t'aime.

Le journal d'Aurore, tome 3.

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# Posté le samedi 03 octobre 2009 11:02

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:22

. May God's love be with you. .

 .  May God's love be with you.  .









Son dernier acte
ayant eu une quelconque
signification dans ma vie
fut de me dire :













"fais-le. Fais-le pour toi, car tu le peux. Tout le monde peut, il faut juste y croire. Y croire vraiment, y croire comme un fou si c'est nécessaire. Efface la peur de tes pensées, car c'est elle seule qui te retiens de te lancer dans le monde que tu veux tant atteindre. Si tu aimes ça, c'est ce que tu dois faire de ta vie, alors fonce, tête baissée, écarte les concurrents, les hésitations, les obstacles. On ne peut pas tous avoir la chance de faire ce qu'on voudrait dans ce monde. Mais toi tu es née ici, tes efforts ne seront pas aussi grands que tu le crois. Donne-toi les moyens de le faire et tu le feras. Ce n'est pas plus une question de talent que de volonté, d'espoir et d'obstination."


Et il a raison. Malgré tout, une page est définitivement tournée. J'ai trop changé. Lui non. C'est ce qui fait l'unique différence entre avant et maintenant.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 07:01

. With or without you. .

L'amitié se transforme brusquement le jour tu retires un élastique des cheveux d'une fille pour lui faire l'amour, dans le secret et la passion d'une chambre partagée. D'un geste tu déploies une secrète intimité nouvelle, et surtout, tu libères tout a coup tous les repères sur lesquels tu t'étais basé, pour faire de vous deux inconnus, deux êtres nouveaux l'un pour l'autre, prêts a plonger ensemble dans l'océan de l'amour. L'élastique, elle l'avait trouvé un soir dans ta salle de bain, par hasard, elle avait un peu trop bu. Il est rentré dans vos vies respectives et y reste, discret et réconfortant, autour de son poignet. Il restera peut être quelques jours dans les plis un peu désordonnés du drap immaculé de votre douce routine. Autrefois il emprisonnait les certitudes, les acquis, et il est encore souple et étirable, il peut adopter plusieurs formes. Mais malgré sa solidité apparente c'est un objet fragile. Si on tire trop dessus, si on exige qu'il attache ensemble deux entités trop différentes, trop réticentes, peut être se détendra-t-il peu a peu. Si l'on s'éloigne, peut être la distance lui fera perdre ses couleurs, déteintes dans la sécheresse du sable des plages lointaines, détrempées par l'eau salée de la mer qui vous sépare. Il restera peut-être a son poignet, elle fera attention a ne pas le perdre, il sera devenu un peu trop grand, il aura fourni trop d'efforts pour vous rapprocher, par sa seule existence. Les crises le fatigueront chaque fois un peu plus, chaque dispute, chaque différend lui retirera un peu de sa vitalité, et peu à peu les fils de la relation dont il est constitué s'affineront, de plus en plus péniblement, et ils laisseront voir la trame des sentiments humains qui vous déchirent. Le jour ou les derniers liens se rompront, à cause d'une faiblesse, d'un manque de courage, à cause d'une peine trop profonde, alors il deviendra inutile. Sa fonction de symbole sera réduite à néant; il ne représentera plus rien. Alors bien sur, il sera encore temps de recoudre avec patience les liens qui vous unissaient. L'aiguille du remord, le fil solide de la persuasion feront leur chemin et répareront peut être les erreurs de jeunesse. Et pourtant, une fois l'ouvrage fini, les coutures grossières seront visibles a jamais, l'élastique de votre amitié portera toujours la trace du temps, la trace des vécus, des écueils de la vie. Il sera, à mesure que le temps passe, de plus en plus facile d'oublier ces raccommodements qui s'effaceront. Mais le fil de la tendresse aura été affaibli, et chaque nouvelle tension sera un risque de briser à nouveau ce qui a un jour été si fort.
 .  With or without you.  .

# Posté le mardi 11 août 2009 06:55

Modifié le jeudi 13 août 2009 03:37

. Incomplete. .

Je reviendrais. Je reviendrais, et je recommencerais a écrire. Ecrire vraiment, par plaisir, par fantaisie. Pas pour dire que plus rien ne va. Pas pour régler mes comptes. Je ne dis pas que ça ne sera plus troublant, juste que ça sera différent. Mais pour ça, il faudrait que quand je rentre, tout aille réellement mieux. Que les gens soient de nouveau eux-même. Que ces jeux stupides de qui-fera-le-plus-mal-à-l'autre cessent. Parce qu'on est des grands maintenant. Oui pour que j'écrive vraiment il faudrait que la vie y mette du sien, que les mots reprennent leur sens, tous ces mots qu'on retrouve si souvent dans mes textes, même s'il ne sont pas écrits, juste leur présence. Aimer, Penser, Ecrire, Partir. Il faudrait que certaines personnes prennent conscience que certaines relations peuvent prendre certaines tournures non-désirées. Et que c'est ce qu'il risque de se passer.

Il faut juste que tu saches que je tenais tant à toi,
et que tu vas tout gâcher,
jusqu'à la dernière miette de notre amitié.

 .  Incomplete.   .

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 17:44

Modifié le lundi 13 juillet 2009 13:25

. Moi j'ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu. .

 .  Moi j'ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu.  .
C'est ça la vie, une succession de rencontres un peu au hasard des soirées parisiennes, des regards qui se croisent par dessus une scène de concert, des flashs de vodka, des cigarettes, par dizaines, puis par centaines, des rires étouffés, des bisous dans le cou, marcher en talons, faire des bulles de savon, toujours aller de l'avant, s'aimer, se séparer, et continuer quand même ? Au milieu de tout ça, au milieu des fêtes, des paillettes, des fringues, des gens, il t'arrive de t'arrêter et de te demander qui tu es, comme ça, a un croisement de rues, ou en rentrant a 2h du mat, ou entre deux textes de bac. Ta vie se réduit à d'inlassables sorties, soirées, concerts, à des gens, des gens que tu aimes tant mais par qui un jour ou l'autre tu seras déçue, des gens qui te regardent sans te connaitre, des filles plus belles que toi, des gens qui te parlent d'eux, des gens qui te jugent, des gens qui te descendent parfois. Il n'y a de réellement beau que les essais personnels, les renouveaux, les idées qui surgissent, une histoire qui se dessine petit à petit dans ta tête, qui prend vie, des projets, des idéaux, des inspirations qui viennent de tout ce qui t'entoure, que te forment, qui font de toi qui tu es, qui s'adaptent a tes pensées du moments, que tu peux appliquer a ton cas particulier et, par conséquence, aimer.

Ta vie, c'est comme un roman que tu écris, parce que tu as toujours un bon début, tous les fils en main pour la suite de l'intrigue, et puis tu te lasses et finalement, tu fous tout en l'air et tu passes à autre chose.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 11:04

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 14:55